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FailCon Toulouse, 18 Jiun 2015

Après avoir participé à la première édition de FailCon Toulouse, je suis revenue à la seconde avec autant d’intérêt. Pour ceux qui ne connaissent pas le concept FailCon, jetez un oeil par ici.

« How can you predict what will work and what won’t? Well, you can’t. »

L’idée part d’un constat simple, il est évident qu’on ne maîtrise pas le résultat de nos actions du coup pas la peine de se torturer sur leur issue, il faut donc continuer d’essayer, pivoter, se relever, comme le fait un minot quand il se prend une gamelle. En revanche, en tant qu’entrepreneurs, startupers, créateurs de tous bords on a tous à gagner à échanger sur nos ratés et se nourrir des expériences de chacun. C’est le point de départ de FailCon, raconter l’histoire de son échec aux autres. Raconter, tout est là, les intervenants ne viennent pas nous faire une présentation sur leur parcours, leur boite ou leurs ambitions mais bien partager un moment de leur vie d’entrepreneur. Avec parfois un glissement sur la sphère personnelle, parce que se lancer dans un projet et en vivre l’échec impacte forcément l’être dans sa totalité.

Finalement, le plus intéressant n’est pas tant de s’interroger sur le pourquoi mais bien de réfléchir à l’après (et agir).

Un « pourquoi » d’ailleurs est apparu de manière récurrente : l’équipe a été plusieurs fois citée, avec la difficulté à rester sur la même longueur d’onde, où l’enthousiasme du début laisse souvent place à une mésentente. Or les startupers n’y sont pas ou peu préparés, et même si le public a réagi en conseillant de ne pas s’associer avec ses amis, il est impossible d’anticiper une rupture avec ses associés, en gros ça passe ou ça casse !

Mais revenons à l’après… La simplicité avec laquelle les speakers parlent de leur histoire, parfois avec émotion, humour ou revendication, prouve que chacun possède sa propre réponse instinctive, pragmatique, passionnée ou objective de réagir à l’échec. Finalement, les différents retours d’expérience, me confortent dans l’idée que plus vite on se bouscule pour se relever, plus vite l’événement est « absorbé ». « Se remettre en mouvement » (j’emprunte cette expression à mes années de danse contemporaine) est alors indispensable. Ainsi, c’est dans le faire que l’on prend du recul sur ce qui s’est passé et qu’on s’extrait de toute dramatisation stérile. L’échec devient alors un événement passé qui s’inscrit dans nouvel événement (action) du présent, il n’est plus négatif et inutile mais prend du sens au regard de cette nouvelle réalité. Donc, bousculons-nous ! Pour apprendre de nos erreurs, aller plus loin et construire quelque chose de plus grand la prochaine fois.

Pour finir quelques insights inspirants et percutants de la journée FailCon Toulouse

Mettez-vous à la boxe plutôt qu’au yoga comme Krystina Winckler

Dites f**k u comme Jake Lodwick

Laissez tomber le rationnel comme le suggère Guillaume Meule (et c’est un investisseur qui le dit !)

Explorez et ne vous laissez pas avoir par la tendance par Nick Sansano

Un grand merci à ekito pour avoir apporté l’événement en France et à Toulouse (première ville FailCon, Big up !) et cette année un chouette lieu propice à l’échec a accueilli l’évenement : La Grainerie, un terrain fertile de créativité, où, comme l’a rappelé son directeur, les artistes tombent plusieurs fois dans la journée et se relèvent d’autant !

Pour ceux qui veulent découvrir l’événement sous l’angle du croquis, Luc Périllat (@DrawEvent) a réalisé un reportage dessiné dont vous pouvez retrouver le fil ici avec les hashtags #failcon #toulouse

Enfin, n’hésitez-pas à partager vos sources sur ce grand sujet qu’est l’échec, dans les commentaires. De mon côté, j’avais trouvé ce questions/réponses sur Quora : What are the top reasons why startups fail? et un blog entièrement dédié à des échanges de startupers sur leurs erreurs mais dont je ne retrouve plus le lien… à suivre donc :)